L’empreinte de ce site
Un studio d’éco-conception dont le propre site est lourd ne mérite pas qu’on l’écoute. Voici ce que celui-ci embarque, et comment c’est vérifié.
- Rendu
- Nuxt 4 en prérendu statique - aucun serveur applicatif en production
- Contenu
- Fichiers Markdown versionnés, compilés au build
- Animations
- Timelines de défilement CSS natives, aucune bibliothèque
- Polices
- 3 fichiers woff2 sous-ensemblés au latin, 43 Ko au total
- JavaScript
- Aucun framework en production. 1 Ko de script maison, différé
- Images
- 6 photographies, servies en AVIF avec repli WebP et dimensionnées à sa taille d'affichage. Seule la couverture d'un article part avec la page; toutes les autres attendent qu'on les atteigne
- Hébergement
- Infomaniak, Genève - 95 % de l’énergie consommée restituée au chauffage urbain
- Vérification
- Budget de poids contrôlé à chaque mise en ligne, échec bloquant
150Ko transférés, budget maximum par page
Ce budget n’est pas une promesse commerciale : c’est un test. Il s’exécute à chaque mise en ligne et compare le poids réel des fichiers produits au plafond. S’il est dépassé, la mise en ligne échoue et le site précédent reste en place. Le script tient en une cinquantaine de lignes ; je le fournis volontiers à qui veut l’appliquer sur son propre site.
Sur l’hébergement
Le site est hébergé chez Infomaniak, à Genève. Presque tous les hébergeurs se disent « verts », et la plupart le sont au sens où ils achètent des certificats d’origine renouvelable ou compensent leurs émissions. Ce n’est pas la même chose que de réduire une consommation.
Ce qui se vérifie ici est d’une autre nature : le datacenter fonctionne sans climatisation et sans consommation d’eau, et restitue 95 % de l’énergie consommée au chauffage urbain genevois, soit l’équivalent de 6 000 logements l’hiver. Certifications ISO 14001, ISO 50001, ISO 27001. Voir le détail.
Cela dit, pour un site de cette taille, l’hébergeur n’est pas le facteur déterminant. Quelques dizaines de kilo-octets de fichiers statiques consomment surtout du côté de l’appareil qui les affiche, et le mix électrique suisse est aussi peu carboné que le français : héberger à Genève plutôt qu’à Paris ne change presque rien en émissions. L’hébergement vert est une cohérence, pas l’argument principal. Ce qui se joue vraiment, c’est ce que la page demande au téléphone qui la charge.
Mesuré par des outils indépendants
Résultats figés à leur date de mesure, chacun lié à son rapport public : les badges dynamiques de ces services sont des scripts tiers, qui transmettraient votre adresse IP et alourdiraient la page qu'ils prétendent mesurer. Refaites la mesure vous-même sur sobr.studio - le lien Lighthouse relance d'ailleurs une analyse au moment du clic, il n'affiche pas la mienne.
Une précision d’honnêteté : les convertisseurs qui affichent des grammes de CO₂ par visite reposent sur des moyennes mondiales d’intensité carbone, très éloignées du mix électrique français. J’affiche donc des kilo-octets et des requêtes, qui se vérifient, plutôt qu’un chiffre en grammes qui donnerait une fausse impression de précision. J’explique pourquoi ici.